HISTORIQUE

Tour de SEGUY

ou Hôtel de BOLE

Tour de Seguy   Cours intérieure de l'hôtel de BOLE   Entrée du restaurant La Corde

    Construite vers 1477 par un riche marchand, Pierre de Seguy, c'est la demeure toulousaine de ses successeurs qui sont Capitouls, ambassadeurs auprès du roi et pasteliers. L'hôtel particulier, situé au coeur du Toulouse historique, reste dans la famille jusqu'en 1549. Il est acquis par le Capitoul Jean de Bolé en 1550 qui n'en conserve que la tour gothique, tour de Seguy, lors des travaux de réaménagement en 1562. Il est depuis 1881 le plus ancien restaurant de la ville rose perpétuant la tradition d'une cuisine régionale reconnue dans le monde entier.

    Le nom de l'établissement, La Corde, provient de la petite histoire de cette résidence capitulaire. Un des  propriétaires, dans les temps anciens, donnait pitance aux pauvres de la ville. Ceux-ci s'accrochaient à une corde que l'on tendait la nuit venue devant l'entrée. Seuls, au petit matin, les mendiants tenant cette corde étaient servis. Pour rappeler cette histoire, une grosse corde monte le long du mur de l'escalier à vis de 67 marches, vers le restaurant, dans la tour capitulaire.

Languedoc

 

La vie à Toulouse en ce temps là
    Au XVIe siècle, Toulouse n'est plus la puissante capitale du Languedoc et l'occitan commence sa lente descente aux enfers des patois, tout ceci voulu par le pouvoir central grandissant du roi qui commande, depuis François Ier, que les écrits officiels soient dorénavant rédigés en français. Il est ainsi difficile de s'imaginer aujourd'hui que l'occitan était l'une des langues diplomatiques dans l'Europe de la Renaissance.

    Le pouvoir, autrefois aux mains des Capitouls, doit se partager avec le gouverneur de sa gracieuse majesté. Les Capitouls, élus dans chaque capitoulat (quartiers) par les représentants du peuple, forment une assemblée collégiale qui ne gouverne plus que les administrations locales, police, voirie ou travaux publics.

    Le Parlement royal n'en finit pas d'asseoir son autorité et de rogner sur les prérogatives des élus locaux. En revanche, Toulouse et le Lauragais sont riches. Riches de l'industrie du pastel, cette plante qui donne une teinture bleue, résistante à l'usure des lavages et du temps. Mélangé à d'autres colorants naturels, le pastel est apprécié par tous pour sa bonne tenue.

    C'est à cette époque que vont fleurir les plus beaux hôtels particuliers de la ville comme, l'hôtel de pierre, l'hôtel d'Assézat ou encore l'hôtel de Bernuy, l'actuel lycée Fermat. Immeubles qui ont résisté aux assauts du temps et des guerres et que les Toulousains peuvent encore admirer aujourd'hui.

    La ville et ses 40.000 habitants grouille d'une activité débordante et l'on se presse aux ports de la cité, port Garaud ou port Saint-Sauveur, pour embarquer les ballots de pastel qui iront à Bordeaux, et de là, dans tous les ports d'Europe sur une Garonne encore naviguée. La route est aussi encombrée des chariots transportant les coques de pastel, aggloméré de la fleur qui donnera au Lauragais son surnom et à la langue française un nom : le pays de cocagne.

    Concurrencé par l'indigo, venu du nouveau monde, abandonnée sous Louis XIV, la culture difficile du pastel a été reprise de nos jours, ainsi que celle de la violette, par quelques courageux cultivateurs qui maintiennent ainsi une tradition plusieurs fois centenaire.

Entrée de La Corde

Accueil - Les menus - La carte - Les desserts - Les vins - Les plats en photo I et IIRéservation
La Corde par la photo - Où stationner - Toulouse - Cuisine languedocienne - Le parler toulousain - Cont@ct - Liens favoris - Plan du site

Copyright La Corde www.lacorde.com ©